Ultreïa, toujours plus haut, plus loin ?

Mis à jour : il y a 3 jours



De nombreux spécialistes s'accordent à dire que les voyages ont des vertus thérapeutiques, notamment pour l’esprit. Ils permettent de fuir les tracas du quotidien, de faire une pause dans sa vie et de se ressourcer. Ces escapades nous permettent de nous sentir bien vivant au moment présent, ici et maintenant.


La randonnée itinérante au long cours semble, elle aussi, remplir les différents niveaux de la pyramide des besoins fondamentaux de l'être humain, décrite dans les années 1940 par le psychologue américain Abraham Maslow.

Dans sa théorie sur la motivation, il distingue 5 grands types de besoins à assouvir :​

  • un besoin d'accomplissement personnel,

  • d'estime de soi et des autres,

  • d'appartenance à un groupe et une recherche de l'approbation de l'autre,

  • d'être en sécurité dans un environnement stable sans éprouver de stress,

  • ou encore un besoin physiologique (manger, boire, dormir...).

La plupart des personnes qui s'engagent sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle devraient, je pense, toutes pouvoir satisfaire ces 5 besoins fondamentaux.


​La Santiago-Thérapie, appelée aussi Camino-Thérapie, présente en effet de nombreux bienfaits pour la santé physique et morale.


Grâce aux longues marches, l’individu peut se détendre à la fois physiquement et mentalement et ainsi se libérer des soucis de la vie courante, l'instant d'une semaine, d'un mois ou deux pour les plus chanceux. C'est vrai, le chemin de Compostelle a un caractère libératoire.


La notion de liberté est aussi à rattacher à une quête identitaire, parce qu'accéder à une certaine liberté, c'est d'abord apprendre à se connaître soi-même, comme le disait si bien le philosophe grec Socrate.

Parfois sans s'en rendre compte, on est comme emprisonné dans nos habitudes ou plutôt notre « habitus » pour reprendre une notion bien connue du sociologue français Pierre Bourdieu.


On est tous plus ou moins conditionnés par notre éducation ou nos représentations sociales. On fait machinalement « comme on nous a dit de faire », sans s'en rendre compte, on reproduit ce que fait son voisin et finalement, on est plus vraiment libre de nos propres pensées, de faire ce que l’on veut par rapport à qui l’on est vraiment, au plus profond de notre être.


Le chemin de Saint-Jacques en repoussant chaque jour les limites du possible, permet de révéler face au défi physique ce dont on est réellement capable, de voir jusqu'où on peut aller seul face à nous même et ainsi de découvrir quelles sont nos limites mentales.


Ultreïa !!!

Lionel de Compostelle

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